la ruée vers l'autre

Vallée luxuriante et édifices fantomatiques... Les Génies de ses lieux, par leurs douces habitudes, auraient-ils oublié l'existence de l'Autre?

Réalisation, images et montage:  Pierre LAMBERT

Costumes, animation et son:       Pola Noury

Assistant réalisation:                   Arthur DAGALLIER

 

La Ruée Vers l'Autre a été produit dans le cadre de la biennale d'Architecture Impressions d'Architecture, sur invitation de la commune nouvelle Val de Briey, sous-préfecture de Meurthe-et-Moselle, et du collectif d'Architectes Collectif ETC.

La production du court-métrage a été menée à bien grâce à la participation active des habitants de la commune à travers des ateliers d'études, l'élaboration des costumes et la présence à l'écran.

 

Film réalisé grâce au soutien de la commune de Val de Briey et de la DRAC Grand Est.

 

En collaboration avec: Pola NOURY artiste  -  Arthur DAGALLIER comédien  -  Collectif ETC architectes

Processus d'élaboration des costumes.

Croquis préparatoires.

 

      Dans un soucis de cohérence entre le contexte et le discours, la conception des costumes a été entièrement réalisée à la main en se référant aux techniques japonaises de teintures Shibori dont les motifs ont été obtenus grâce à l'usage des éléments constructifs du chantier.

Motifs qui se retrouvent en finalité présents et pérennes sur chaque pavillon construit.

 

Participant ainsi au grand mouvement éthéré de La Ruée Vers l'Autre qui navigue en permanence entre réalité et fiction, entre usages et symboles.

Les éléments constructifs des pavillons deviennent matrices de motifs pour les costumes des Génies des Lieux.

Géniaux costumes au repos.

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la ruée vers l'autre

      S'appuyant sur la réalité des faits contemporains à l'élaboration et au tournage du film, La Ruée Vers l'Autre se veut un piqûre de rappel à double titre.

 

      Par sa fiction, qui n'est autre qu'une vision romancée du chantier participatif réel mené par les architectes du Collectif ETC et les habitants de la commune (tous deux visibles à l'écran), La Ruée nous rappelle naïvement le bénéfice à dépasser ses craintes et bousculer ses habitudes afin d'être apte à recevoir la rencontre et la rendre féconde.

Par son ancrage dans un contexte périurbain - quasi-rural -  pavillonnaire avec les difficultés, parfois illusoires, d'un vivre-ensemble inter culturel  et générationnel caractéristiques; un contexte chargé d'histoire, sinon d'héritages sociaux mouvementés de son récent passé minier et industriel; un contexte de reliquat de nature, que l'on aménage et protège comme un lien tenu entre les territoires; La Ruée Vers l'Autre se veut être un acte de douce, mais fondamentale, résistance à la déliquescence de notre altruisme et avant tout à la banalisation, jusqu'à sa disparition virtuelle, des figures constitutives de nos paysages par la force des habitudes.

 

      Par le rappel de sens premier de ces grandes figures du paysage - leurs programmes initiaux, souvent décriés, mais au fond acceptés - puis la mise en marche du processus de fiction cinématographique ayant pour but le détournement de ces sens purement fonctionnels de ce lieux et édifices, l'oeuvre devient une invitation à la "ré-appropriation", ne serait-ce que par l'imaginaire, de nos environnements; et ainsi, un geste de défense face aux rapports mécanisés entre les êtres et les choses dont une vision capitaliste du monde s'arrangerait.

 

      Dès lors que le principe de cet acte est perçu et compris, il devient plus évident de mettre en place de telles démarches entre êtres et êtres.

Plateaux de tournage rendus à leur liberté.