Précédemment, nos recherches de mémoire se sont axées autour des lieux de rencontres sexuelles et leur potentiel de subversion. L’ensemble des jeux de contrôles et pouvoirs qui pèse sur ces topos reflète l’inévitable tentative de reconquête (mercantile ou réglementaire) de tout espace proposant une lecture parallèle de notre environnement et de ses normes.

 

    A l’image de ces lieux, notre projet se définit comme une architecture du désir. Nous entendons le désir dans son sens complet, tendant vers l’action car toujours insatisfait, mais aussi, comme le signifie son étymologie, qui est nostalgie de l’étoile. C’est à dire sans guide, devant une foule de possible. S’appuyant sur un travail théorique et de nombreuses investigations in situ, notre projet ouvre la réflexion à des pratiques moins spécifiques que celles du mémoire et s’installe dans l’espace public urbain en tant qu’invitation à la réinterprétation, l’appropriation et la remise en question de nos limites. L’intérêt spatial ne réside donc plus dans son dess(e)in mais dans son ouverture au champ des possibles, libéré des codes admis ou subis.

 

    Le projet se compose d’un réseau d’interventions architecturales ponctuelles implantées au coeur du tissu urbain parisien, le long de la Seine. Observer et analyser, nous avons divisé ce vaste terrain d’expérimentation en six grandes familles et choisi pour chacune d’elle le plus représentatif. Chaque projet répond ainsi à une problématique spécifique de la capitale : l’absurde, le contraste, le pouvoir, le touristique, la nuisance, l’expansion. Notre but est de déjouer à travers nos réponses architecturales et leur représentation, les règles apprises au fil de notre cursus pour proposer de nouveaux codes, eux même contournables et subversibles.

 

    Notre méthode de travail s’est forgée au fil du mémoire. L’étude spatiale et sociale d’un lieu nous semble pertinente que lorsque l’on parcourt et s'y confronte de manière consciente et instruite. Ainsi, nous avons tenter d'inventer un mode d'écriture multiple qui naît de l'action afin de refuser le confort d'une position trop abstraite.

MEMBRES DU JURY:

 

Lionel Lemire, directeur - architecte DESA, essayiste, enseignant - ESA, Science Po, Paris.

 

Charlie Hamish Jeffery, co-directeur - artiste plasticien, enseignant - Galerie Florence Loewy, Paris, ENSBA, Marseille.

 

Pascal Mazoyer, invité - architecte DPLG - Bureau des Mesarchitures, Paris.

 

Colin Cardinale, invité - architecte DEHMONP - Cardinale & Rogeon Architecture, Marseille.

 

Helena Agurruza Fatosme, invitée - architecte DEHMONP - HUS Estudio, Madrid.

 

Grégoire Diehl, invité - architecte DPLG - Hermès International, Paris.

.ABSURDE. Le pittoresque comme espace public a arpenté en réponse au non-paysage de l'Ile aux Cygnes.

.CONTRASTE. La question de la transgression pour un point de vue intime avec la tour Eiffel.

.POUVOIR. Un espace de rassemblements informels au centre des grandes institutions étatiques.

.MASSE. Une machine à #selfie pour les uns, une folie pour deux autres.

.NUISANCE. D'un lieu hostile à un nécessaire exutoire urbain.

.EXPANSION. Un objet 99 fois insolite, un mobilier festif tous les 100 ans.

Aperçu de la soutenance.

Morceaux choisis des recherches et conceptions formelles.

"Ab assuettis non fit passio".

Projet de fin d'études, réalisé en collaboration avec Pola Noury